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Animation spirituelle

Pour vivre : j’ai besoin de votre contact

Depuis le 11 mai 2020, nous avons retrouvé une certaine liberté avec l’annonce du déconfinement progressif. Robert Lacroix, aumônier de l’Yonne, s’est posé la question : « Qu’est-ce qui me manque le plus dans la période que nous traversons ? ». Sa réponse a lire ci-dessous.

Rappel des gestes barrière

publié en juin 2020

C’est de toucher. Vous toucher par la poignée de main fraternelle, vous embrasser, vous étreindre. C’est l’accolade et le bisou qui me manquent pour vous dire la tendresse de Dieu pour vous.

Il me manque de tenir la main de mon frère souffrant sur son lit d’hôpital.

Dieu a tellement compris cela qu’il s’est dit : « Je vais descendre sur la terre pour montrer aux humains comment moi, j’aime » et Jésus est venu et il nous a regardé avec bienveillance, il nous a touché avec tendresse, il nous a dit une parole qui relève.

Oui, il me manque de sentir, nous sentir ensemble lorsque nous partageons sa parole ! Il me manque de sentir nos corps assemblés pour chanter et prier. Il me manque de sentir son pain au creux de ma main quand, ensemble, nous faisons corps pour célébrer son repas partagé !

Dieu nous aime depuis toujours bien avant la création du monde mais il a tenu à venir nous montrer lui-même, concrètement, sa façon d’aimer. En parcourant les chemins de Palestine Jésus a regardé avec bienveillance l’homme riche, il a touché l’aveugle, il a dit une parole qui relève la femme.

Point n’est besoin d’aller chercher ailleurs comment rendre un culte à Dieu.

Un culte à rendre dans la vie de tous les jours par le service fraternel et aussi dans nos assemblés où, l’un à côté de l’autre, nous nous nourrissons de sa parole et de son pain.

Il me manque de recevoir et donner la paix du Christ par un geste qui dit notre commune humanité. Il me manque de voir passer une main dans nos rangs pour récolter notre offrande pour les pauvres.

« Quand deux ou trois sont réunis en mon nom je suis au milieu d’eux » nous dit l’évangile ; pas à deux mètres de nous, pas par écrans interposés mais au milieu, à le toucher !

Oui, j’ai besoin pour vivre de votre contact pour me sentir frère avec vous, pour sentir votre joie ou votre peine et vous partager les miennes.

A bientôt je l’espère, je le crois où notre proximité concrète et charnelle refera de nous des frères et des sœurs s’aimant à la façon de Jésus.

Robert +


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