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Bourgogne

L’accompagnement à la scolarité

La collaboration parents-enfants-bénévoles : un gage de réussite.

Accompagnement à la scolarité

Le Secours Catholique s’attache à accompagner les familles afin de permettre à chacun des membres de grandir et d’accomplir sa vie, en tant qu’enfant, qu’adulte, que parent, et à les aider à prendre pleinement leur place dans la société. Pour ce faire, en Bourgogne, l’un des supports développés par les équipes bénévoles est l’accompagnement à la scolarité.

« Le choix du Secours Catholique n’était pas anodin puisque la formule retenue d’accompagner l’enfant au sein même de son environnement familial était plutôt novatrice et ne pouvait qu’aider à mieux apprécier le pourquoi des difficultés rencontrées », témoigne Jacqueline Boet, bénévole investie depuis plus de dix ans dans cette activité à Dijon. En effet la faiblesse des résultats scolaires motive la demande des parents, qui s’attendent en premier lieu à ce que les bénévoles aident les enfants dans leurs devoirs du soir. Or, le Secours Catholique est convaincu que les enfants en difficulté scolaire ont avant tout besoin d’être écoutés, rassurés et mis en situation de réussite.

Les bénévoles s’attachent ainsi à impliquer, et accompagner si besoin, les parents afin d’instaurer un environnement propice à la progression de l’enfant. Et ce n’est pas sans enthousiasme que Jacques Griffaton, bénévole à l’équipe de Chalon-sur-Saône nous livre ses impressions à ce sujet : « Avec l’émerveillement et la compassion il y a aussi la joie ou le plaisir de rencontrer des parents qui s’intéressent au devenir des jeunes, qui passeront volontiers du temps pour parler, qui me parlent de leur quartier, de leur famille, quelquefois de leurs difficultés. » Sentiment confirmé par Jacqueline Boet qui intervient à Dijon : « Riche maintenant d’une expérience de plus de dix ans, je peux dire que les heures passées auprès des jeunes accompagnés m’ont apporté beaucoup de joies et de satisfactions. Des liens très forts se sont tissés, non seulement avec les enfants mais aussi avec leurs parents. Ces derniers s’investissent dans la mesure de leurs possibilités. Ils élèvent leurs enfants dans le respect de l’autre et les rapports sont harmonieux. »

Une organisation adaptée à chaque territoire

Avant la rencontre parents-enfants-bénévoles, c’est tout un travail d’organisation et surtout d’administration qui est mené par les bénévoles dans leurs équipes respectives. Les enfants sont inscrits, soit à la suite d’une rencontre avec l’assistante sociale, soit à l’initiative de leurs parents qui viennent directement dans les équipes. Chaque équipe a tout de même adopté une démarche spécifique en fonction des réalités de ses zones d’intervention.

À Chauffailles (en Saône-et-Loire) par exemple, une lettre est envoyée aux directeurs d’école afin de les informer de l’existence de cette activité au Secours Catholique. C’est donc tout naturellement que les enseignants eux-mêmes entrent en contact avec le Secours Catholique.

Dans tous les cas, quand les demandes arrivent il faut aussi trouver des bénévoles. « Ce n’est pas toujours simple de trouver un bénévole dont l’emploi du temps s’accorde parfaitement avec celui de la famille, mais on y arrive », confie Jean Daniel, bénévole à Dijon. « À chaque rentrée, à part l’annonce classique sur différents supports de communication, nous allons à la rencontre des jeunes étudiants de l’École supérieure de commerce à Dijon pour les inciter à nous rejoindre », continue ce dernier. Une fois les emplois du temps bien calés il faut aussi penser à d’autres détails, comme un local pour mettre en place des activités en commun : rencontres avec les parents à Noël par exemple. À Chauffailles, c’est avec la municipalité qu’ils ont pu établir un partenariat et avoir à leur disposition deux salles. Là encore tout dépend des réalités de leurs zones d’intervention mais en tout cas, cette collaboration avec d’autres entités est la preuve de l’investissement et de la motivation des bénévoles pour pouvoir accompagner les enfants et leurs familles dans les meilleures conditions possible à chaque fois. « Tout se joue à la rentrée lorsqu’il faut gérer les inscriptions, les appels à bénévolat et les autres formalités administratives », explique toujours Jean Daniel. Mais la plus grande satisfaction pour Jacques Griffaton, qui est à l’équipe de Chalon-sur-Saône, c’est quand « ils viennent en fin d’année, pas au vu des notes, mais parce que le jeune que vous avez accompagné, ou mieux ses parents viennent vous dire son souhait de vous retrouver pour l’année suivante. »

Manitra Rakotoarison
Volontaire civique

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