DélégationBourgogne

Le bénévole, une machine à sous ?

Toute personne venant frapper à la porte du Secours Catholique-Caritas France pour devenir bénévole explique légitimement que ses motivations sont basées sur le souci de solidarité, de charité ou, par référence à Diaconia, « pour le service du frère ». L’investissement du bénévole passe donc essentiellement par le don généreux de son temps, très souvent complété par un don en argent à l’occasion des différentes campagnes – Collecte nationale ou Urgence.

Que doit-il faire de plus ?

Est-ce bien sérieux de détourner son énergie, déployée prioritairement dans l’accueil et l’accompagnement des personnes en difficulté, pour participer aux collectes ou pour organiser des événements qui « rapportent » un peu d’argent ? Il n’y a pas à choisir, l’un et l’autre font partie de la mission. Tous ne feront pas le même travail mais tous doivent porter le même souci. Si l’argent est le nerf de la guerre dans une entreprise, il n’est pas le cœur de la mission du Secours Catholique. Et pourtant, il y contribue. Prenons conscience que nos dépenses ne se limitent pas aux aides d’urgence apportées aux personnes pour se nourrir, s’habiller, se loger…, ce que d’autres structures publiques ou privées font. Le cœur de notre mission, résumée sous le beau terme « d’accompagnement », implique que nous mettions en place les moyens nécessaires pour remplir cette mission spécifique. En voici quelques exemples : le renforcement de notre réseau, la création d’équipes auxquelles nous devons assurer la formation appropriée, l’organisation de points de rencontres conviviales, la participation des personnes accompagnées, l’interpellation des pouvoirs publiques sur les causes de la pauvreté, et tant d’autres initiatives qui reflètent la vie et l’investissement des équipes pour répondre, sur le long terme et avec elles, à l’ensemble des besoins de nos frères les plus démunis.

Le bénévole, qui arrive au Secours Catholique, découvre deux choses. D’une part, que ce que nous pouvons « redonner » aux personnes venues solliciter notre aide, c’est une aide d’urgence, que nous souhaitons ponctuelle, et c’est une aide qui est possible essentiellement grâce à la générosité de nos donateurs. D’autre part, que le Secours Catholique ne peut pas se contenter de distribuer des pansements pour soulager les plaies quotidiennes. Notre mission est d’abord tournée vers la personne. Soigner son mal s’inscrit dans une démanche collective, fraternelle, sur le long terme.

Pour que nos actions aient tous les visages, « aidons-nous les uns les autres ». Porter le souci des moyens financiers en fait partie.

Merci pour votre engagement.

Claude Chauby,
Président de la délégation Bourgogne

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