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S’engager auprès des sinistrés des Alpes-Maritimes

Coup de main à la suite de l’appel à bénévoles de la délégation des Alpes-Maritimes : des bénévoles bourguignons ont répondu présents pour renforcer les équipes du Secours Catholique local.

Les bénévoles du Secours Catholique vont à la rencontre des personnes sinistrées.

Depuis la fin des intempéries survenues à Cannes, Le Cannet et Biot au début d’octobre 2015, le Secours Catholique des Alpes-Maritimes n’a cessé de lancer des appels pour que des bénévoles viennent aider les personnes sinistrées.

Quand j’ai reçu cet appel, sans hésiter, sans réfléchir et sans me poser des questions – qu’est-ce que je vais faire là-bas, serai-je à la hauteur de la mission –, j’ai dit « oui » tout de suite, comme des bénévoles de Soissons, de Corse, de Nîmes, de Lyon et de bien d’autres villes…

Au moment de l’arrivée sur place, certes tous les véhicules endommagés étaient évacués, les caves et les garages vidés de leurs eaux et les sinistrés avaient fait leur déclaration de pertes et dégâts à la mairie, mais les premières formalités accomplies, qui se préoccupait de ces personnes ? Depuis trois semaines elles étaient oubliées sans que quelqu’un prenne de leurs nouvelles.

C’est dans ce contexte que, par binômes, nous avons ciblé les quartiers les plus touchés, que nous avons fait du porte-à-porte pour écouter et parler avec ces familles en leur demandant ce dont elles avaient le plus besoin. Certaines avaient été relogées chez des amis ou dans des centres de vacances, mais pour la plupart elles étaient restées sur place dans l’humidité de leurs maisons. Avec elles, nous avons constitué des dossiers que nous communiquions à des commissions. Celles-ci allouaient telle ou telle chose : machine à laver, réfrigérateur, cuisinière…

À notre rencontre j’ai vu un homme démuni de tout se mettre à pleurer car il n’avait vu personne s’intéresser à lui depuis la catastrophe. Au début il ne voulait pas nous parler, mais petit à petit le contact s’est fait et il a accepté notre aide. Je dirais que voir les images de la catastrophe à la télévision c’est une chose, mais être sur le terrain avec les sinistrés, cela en est une autre…

Ce que j’ai retenu de cette semaine éprouvante ce sont deux impressions : la première c’est qu’il y a deux poids et deux mesures. D’un côté les pouvoirs publics se sont occupés en priorité des beaux quartiers, et de l’autre les petites gens, obligées de se débrouiller par elles-mêmes pour nettoyer leurs maisons et arriver à survivre. La deuxième c’est de constater qu’on est bien peu de chose sur cette terre et que la vie peut basculer du jour au lendemain. Alors si dans les prochains mois on m’appelait pour une nouvelle mission je répondrai « oui » tout de suite. Lorsqu’on a la santé, il ne faut pas hésiter à aller au-devant de ceux qui sont dans la misère. Cela a été ma règle de vie et elle le sera jusqu’à la fin de mes jours !

Rappelons-nous de la parole du Christ : « Tout ce que vous aurez fait aux plus petits d’entre les miens, c’est à moi que vous l’aurez fait. » Mt 25,40.

Et vous, qu’attendez-vous pour sortir de votre cocon douillet pour aider votre prochain dans la détresse ?

Emmanuel Bernard
Bénévole à Monéteau

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